Musique: Igor Stravinsky
Texte: Charles-Ferdinand Ramuz
Direction musicale: Alizé Lehon
Mise en scène: Karelle Prugnaud
Collaboration artistique: Nikolaus Holz
Décors et costumes: Pierre-André Weitz
Lumières: Bertrand Killy
Assistant lumières: Glen D’haenens
Assistante à la mise en scène: Laura Ketels
Assistant à la scénographie (maquette): Pierre Lebon
Sound design:Rémy Lesperon
Pianistes répétiteurs:Thomas Palmer, Fanyu Zeng
DISTRIBUTION:
Le Lecteur: Vladislav Galard
Le Soldat: Xavier Guelfi
La Princesse: Alexandra Poupin
Le Diable: Nikolaus Holz*
Les Avatars: Chiara Bagni, Samanta Fois, Quentin Signori
Ensemble musical constitué par le Théâtre du Châtelet
Violon: Clara Mesplé
Contrebasse: Chloé Paté
Basson: Eugénie Loiseau
Cornet à pistons: Arthur Escriva
Trombone: Robinson Julien-Laferrière
Clarinette: Orane Pellon
Percussions: Pierre Tomassi
photo Vahid Amanpour
LE SOLDAT, LE VIOLON ET LE DIABLE. HISTOIRE LUE, JOUÉE, MIMÉE ET DANSÉE. L’Histoire du soldat est une oeuvre de circonstance, écrite et composée en Suisse pendant la Première Guerre mondiale. Le contexte ne permet plus de créer des oeuvres à grand effectif, avec d’importants moyens de production. Charles-Ferdinand Ramuz et Igor Stravinsky pensent donc, à quatre mains, un dispositif nouveau. L’Histoire du soldat est une pièce de théâtre de tréteaux qui, au départ, mêle un petit orchestre de foire (sept instruments), des récitants (le Lecteur, le Soldat et le Diable) et un ou deux danseurs. Selon les dires de Ramuz s’adressant à son mécène, c’est « […] quelque chose comme une lanterne magique animée. »
Il ne faut pas vouloir ajouter à ce qu’on avait, on ne peut pas être à la fois qui on est et qui on était. On n’a pas le droit de tout avoir : c’est défendu Un bonheur est tout le bonheur ; deux, c’est comme s’ils n’existaient plus.
Charles-Ferdinand Ramuz, Histoire du soldat, Pully, Plaisir de lire, 2018, p. 16
Dans cet opéra de poche, le librettiste et le compositeur revisitent à la fois Faust et Lohengrin, en s’intéressant à l’âme d’un pauvre médecin-soldat qui, en troquant son violon avec le diable, obtient un livre qui prédit le futur. Le prix de cette richesse ? La destruction du passé et du présent. Dans sa mise en scène, Karelle Prugnaud adopte un parti pris radical en associant les disciplines et les genres. Mobilisant les arts du cirque tout autant que le cabaret, elle relit ce conte et le met en abyme, au service d’une réflexion sur la guerre, l’amour et la mort.